Atelier Picorina

21 juin 2016

Ma lampe de méditation

IMG_1323-1Aujourd'hui je viens vous présenter le premier élément de mon coin "Méditation - Yoga " une lampe à poser à même le sol. Je choisi une forme ronde et cylindrique pour avoir une ambiance apaisante et enveloppante. J'ai choisi ce motif carré pour l'associer avec la forme cyclique de la lampe et parce qu'il donne une verticalité à la lampe. Cette lampe est réalisée avec trois papiers travaillés en marqueterie. Ces trois papiers symbolisent le corps, l'esprit et l'âme.  Ces différentes textures de papier me servent de support pour faire cet aller-retour de l'exterieur vers l'intérieur de moi-même au début de la méditation.

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11 février 2016

La lampe Profondeur

profondeur ensalluL’idée de cet abat-jour est partie d’une photo. La photo de couverture du livre de Joseph Renger (Yoga Sutra chapitre 1 et 2 - Association Etre). Elle représente Antelope –Canyon aux USA, photo prise par Lucas Löffler en avril 2006. Cette photo symbolise pou moi un retour vers l’intérieur de soi-même pour être dans le présent et dans l’apaisement. J’ai choisi un papier artisanal japonais, par son aspect organique, il s’accorde bien avec cette idée d’être en union avec soi-même. Puis une superposition de  ces feuilles de papier, pour m’inspirer de la photo, me ramena à l’applique connaissance de soi que j’avais réalisé en associant du papier japonais et de la paille (voir article « les appliques connaissances de soi). Ensuite, je me rendis compte que j’avais regardé cet abat-jour uniquement sur le plan vertical, mais si je le considérais maintenant sur un plan horizontal, je voyais ces feuilles superposées, comme des pages d’un livre ancien. L’association du papier avec la couleur rouge fut alors une évidence. Cette soutache rouge bordant les cotés de l’abat-jour évoque les reliures rouges des livres anciens.

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21 janvier 2016

La lampe Tambour Chamanique

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Pour la réalisation de cette lampe, je me suis inspirée de différents sites sur le sujet, particulièrement celui de Laurent Ynesta (1). A la demande de Brünnhilde Dandin, Cette lampe est ornée d’une peinture sur le peau de brebis représentant une double spirale blanche et orange, énergie cosmique pour revenir à soi. Sur les côtés, j’ai cousu un damier de simili cuir beige, caramel et impression peau de bête pour symboliser le lien très important entre la terre, les hommes et les animaux dans la culture chamanique. A l’arrière de la lampe tambour, un tressage en ficelle qui forme une croix au centre pour reprendre les codes du tambour chamanique :

 « Chez les samis pour passer de la réalité ordinaire à la réalité subtile est le son du tambour d’habitude décoré de la carte iconographique de l’autre monde, tel qu’il est compris et perçu par chaque chaman (noaidi). Une croix centrale divisant le monde en quadrants est présenté sur la plupart des tambours samis, symbole de la déesse Beaivi, émanation du soleil et mère de toute vie. » (2)

 « L’appel du tambour : le rythme insistant du tambour va permettre d’entrer en un état modifié de conscience, le chaman chevauchant la vague de son et la laissant le porter hors de la conscience quotidienne. Le chamane voyage sur la résonnance du tambour pas sur le son. Le tambour est souvent  désigné comme la monture du chaman qu’il enfourche pour chevaucher les vents de l’Autre monde. On retrouve là l’idée du cheval de vent tibétain perçu comme une manifestation du pouvoir spirituel du chaman. Dans les cultures de l’est de la Sibérie le tambour est d’habitude circulaire, muni derrière d’une attache en croix. » (2)

Lorsque l’on allume la lampe, se projette alors sur le mur les ombres des arbres de la forêt de « l’Autre monde ».

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(1)   Tambour chamanique – spirale énergie cosmique – de Laurent Ynesta : tambour-de-chamane.com

(2)   La bible du chamanisme de John Matthews chez Guy Trédaniel

Merci  à Brünnhilde Dandin pour les photos

 

16 janvier 2016

Les créations d'Atelier Picorina sur Etsy

La boutique de l'Atelier Picorina ouvrira bientôt ces portes sur Etsy pour vous faire découvrir mes  nouvelles créations.

A très bientôt !!!!!!

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Les appliques connaissances de soi

Ces trois appliques sont comme trois fées se penchant sur vous, pour vous guider avec leur lumière vers vous-même pour une véritable paix intérieure.

La première applique associe le papier japonais et la paille. J’ai pensé au livre qui m’avait profondément marqué, il y a quelques années « la révolution d’un seul brin de paille » de Masanobu Fukuoka aux éditions Guy Trédaniel. J’ai superposé des couches de paille pour symboliser toutes ces émotions qu’on veut cacher, étouffer, car elles sont douloureuses, gênantes. En prenant ce chemin vers soi, on enlève ces couches de camouflage. On se retrouve face à soi-même, face à face à ces émotions enfouies. En les acceptants, en les écoutant avec bienveillance, elles seront de moins en moins douloureuses, elles s’envoleront et cela nous conduira vers un apaisement, vers une énergie  libératrice représenté ici par la lumière.

La deuxième applique associe le papier japonais et la ficelle. J’ai superposé le tracé des différents méridiens passant le long de notre corps, le symbole du yin et du yang est apparu sur la gauche. Comme le fil d’Ariane, les méridiens sont les voies de notre bien être en permettant à l’énergie de circuler.

La troisième applique associe le papier japonais perforé et des branches d’osier coupés en petits morceaux. La spirale représentée sur cette applique signifie qu’il faut revenir à soi pour un équilibre au niveau du corps et de l’esprit. Les trous sont de plus en plus petits au fur et à mesure qu’on se dirige vers le centre, montrant ainsi que plus on avance vers soi-même, moins les obstacles sont grands. Les petites branches d’osier forment un chemin balisé pour nous guider. Au centre, un cercle pour reprendre la thématique du Mandala (voir article les lampes Ki).

Merci à Brünnhilde Dandin pour les photos.

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La lampe Chakra

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Avec cette petite lampe à poser, j’ai voulu représenter une pierre brute qu’on a taillée, les différentes obliques du papier symbolisent ces marques de taille. Pour trouver au cœur de la pierre, les sept facettes précieuses, sept perles de verre goutte d’eau, aux couleurs des sept chakras : rouge (le chakra racine), orange (chakra sacré), jaune (chakras solaire), vert (chakra du cœur), bleu claire (chakra laryngé), bleu foncé ( chakra frontal) et violet (chakra coronal). Je vois cette lampe comme une offrande, un objet propice à la méditation.

Chakra signifie « roue » en sanskrit, ces roues ou cônes d’énergie reçoivent, transforment l’énergie subtile appelée prâna en Inde, ki au Japon ou chi en Chine. Ces courants de force-énergie animent l’être humain tant au niveau de la conscience et du psychisme que de la santé du corps.

Merci à Brünnhilde Dandin pour la photo.

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12 janvier 2016

Les lampes Ki

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L’abat-jour est de forme ronde comme un mandala. Le mandala est un mot sanscrit qui signifie : cercle qui dispose d’une couche protectrice autour de son centre. Il est avant tout le symbole de la complétude. Il offre une sensation de paix intérieure, d’où mon choix de cette forme pour cet abat-jour. La méditation et la concentration sur le noyau du mandala aide ceux qui sont bouleversés à se centrer sur eux-mêmes (1).

J’aime associer les matières ici le papier et le lin. Ce collage donne du relief au tissu, le dessin de papier est peu visible lorsque la lumière est éteinte et apparait lorsqu’on allume la lampe, comme l’énergie que se libère.Le collage de papier sur le tissu représente deux concepts primordiaux l’énergie et le rayonnement 8. Le caractère pour « énergie-souffle » (Ki en japonais, Qi en chinois) rassemble aussi deux autres significations grains de riz cuits et chaud, le Yang et la vapeur qui s’en dégage, le Ying.  Le qi est un principe fondamental et unique, qui donne à l'univers et aux êtres leur forme, tout en les transformant sans cesse. Il circule, par les méridiens, indifféremment dans les choses et les êtres, les reliant en permanence. Dans la cosmologie chinoise, le qì pré-existe à l'émergence du ying et du yang, deux aspects de ce souffle qui vont en se combinant permettre la formation des dix-milles êtres (wànwù 万物), c'est-à-dire des êtres et des objets de l'univers (2). J’ai réalisé un rayonnement de 8 triangles autour de ce caractère, car dans les représentations des chakras la forme triangulaire est très présente(3). Ce rayonnement 8 est agréable à l’œil et il est associé aux points cardinaux pour trouver son chemin intérieur(1).

Le pied de lampe est en bois avec une patine aspect bois flotté, sur lequel j’ai collé des petits bouts de bois flotté en forme de spirale de plus en plus légère en montant vers l’abat-jour, vers l’énergie. En créant ce pied, j’avais l’impression que les bouts de bois m’indiquaient leur place.Pour la deuxième lampe Ki, le pied est réalisé de la même manière, mais j’ai symbolisé la notion de temple pour «  remercier » l’énergie, le souffle de ses bienfaits.

La très belle surprise est lorsqu’on allume la lampe les ombres projetés sur le mur font penser à un ange avec ses ailes…

 

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ki

 

Kitemple

(1)   Mandala voyage vers le centre de Bailey Cunninghan aux éditions le courrier du livre

(2)   Qi (spiritualité) Wikipédia

(3)   Microchakras pour une évolution psychologie et spirituelle de Sri Shyamji Bhatnagar et David Isaacs aux éditons Medicis

Merci à Brünnhilde Dandin pour les photographies.

 

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21 décembre 2015

Découvrez mon tableau d'humeur et mon tableau d'inspiration

tabhumeur

Je vais vous faire découvrir mon tableau d’humeur et mon tableau d’inspiration de mon atelier. On les appelle aussi mood boards. Ils sont face à moi, face à mon bureau, dès que je lève la tête, je laisse mes yeux s’y promener. J’ai découvert pour la première fois cette merveilleuse sensation lors de ma formation d’abajouriste chez Mokette Olivier à l’Atelier Cadrat (ateliercadrat.canalblog.com). Son mur où étaient exposés différents travaux d’encadrement m’invitait aussi souvent à partir en rêverie. Avec mes deux tableaux de « création », je retrouve le même ressenti.

J’ai pris simplement des grands cartons sur lesquels j’ai scotché une feuille blanche et j’ai appliqué un ruban en tissu autocollant rappelant le fond d’écran du blog. Le ruban que j’ai noué pour accrocher ces tableaux au mur forme un triangle, cela me fait penser à un toit de maison. La maison de mon imaginaire qui protège mes créations, où je mets tout ce qui m’inspire. Les lettres, les rubans et les punaises reprennent mon code couleur : blanc, rouge, vert d’eau.

Le tableau d’humeur exprime l’atmosphère, l’ambiance que je veux donner à mes créations avec mes thèmes favoris :Le bien être par une meilleure connaissance de soi : l’Institut KI SUIS-JE de Brünnhilde Dandin a été une révélation, une très, très belle rencontre qui m’apporte beaucoup dans mon cheminement de création.L’enfance avec les illustrations datant des années 1930-1970, les fleurs comme les ombellifères, les pissenlits, les ancolies, les oiseaux, l’Asie, les livres et le détournement de leurs pages, les arts  graphiques, l’Art nouveau, l’Art déco sont des univers qui m’inspirent.

Le tableau d’inspiration est plus axé sur les aspects techniques de la création. J’ai les prototypes de ma carte de visite, de mon logo pour ma newsletter, des échantillons de ma lampe « tambour chamanique », des photos de luminaires en papier ou autres créations en papier obtenus par différentes techniques de travail du papier. Je suis fan des luminaires poétique de Sophie Mouton-Perrat, des petites boites pleine d’enfance de Natascha Boel, des découpages et luminaires féériques de Hélène Druvet (LN la chouette), des sculptures majestueuses en papier de Junior Fritz jacquet, des créations aériennes de  Jean-Michel Letellier, des sculptures organiques de Ferri Garcès, des broderies sur papier d’Emily Barletta, de la légèreté des céramiques d’Alice Reihl, d’ambiance cabinet de curiosité de Duy Anh. Cesont autant d’univers qui stimulent mes inspirations. J’ai mis aussi des références de livres, des échantillons de papier de laMaison Sennelier à Paris, du bois flotté, de la ficelle, de la paille, ma gamme de couleurs en échantillonnage, une carte en papier découpé acheté avec la feuille de papier oiseaux à Fribourg.

 Et vous qu’en pensez-vous ? Avez-vous un tableau d’inspiration ?

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07 décembre 2015

Une petite histoire des abat-jour (épisode 2)

aapascalb.canalblog.com

Au 20ème siècle, la lampe à incandescence crée par Swan et Edison remplace le bec de gaz. Les lampes changent de forme, l’électricité s’installe dans les foyers et les abat-jour adoptent des formes très variées pour rabattre la lumière mais aussi la distribuer, la tamiser et la diffuser :

1900 : Art nouveau : lustres aux formes végétales.

1910 : Art déco et la maison Tiffany avec ses formes allongées japonisantes.

1920-1940 : Abat-jour à godet entre les deux guerres, car une nouvelle technique permettait de coller du papier ou du tissu sur un support cartonné.

1950 : Des nouveaux matériaux interviennent dans la réalisation des abat-jour comme le plastique qui permet des nouvelles formes et une plus grande transparence, associé à des ampoules plus rondes et des lampes plus efficaces.

1960 : les abat-jour s’orientent vers des grands gabarits et des formes droites.

1970 : Les couleurs vives et la laine envahissent les abat-jour.

1980 : L’éclairage fonctionnel devient très discret et laisse la place à des formes inhabituelles aux couleurs audacieuses.

1990 : Les lampes fluo compactes rentrent sur le marché donnant un éclairage plus puissant et une lumière plus blanche. Cela donne un meilleur rendu des couleurs, auxquelles on accorde beaucoup d’importance car elles jouent sur notre humeur. Les formes sont organiques.

 2000 : On exploite de nouvelles techniques avec les LEDs et les systèmes photovoltaïques pour rendre au mieux la beauté de la lumière. L’éclairage se veut synonyme d’œuvre d’art et de poésie.

 2010 : Les LEDs créent il y a 50 ans offrent encore de nombreuses ouvertures dans l’éclairage de la maison et la lumière devient un décor à part entière dans notre intérieur.

piscine-market.com

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Une petite histoire des abat-jour (épisode1)

marie-antoinette.forumactif.org

Au 14ème siècle pour protéger la flamme de la bougie, on mettait des écrans de lumière. Ce sont des petites lames de papier, de carton, de métal, de porcelaine ou de verre dépoli qu’on place devant la bougie. Ce sont dons les premiers abat-jour, c’est-à-dire un cadre ou un réflecteur en papier ou plus tard en tissu pourvu d’une armature métallique : la carcasse.

Au 16ème et 17ème siècle, les marchands se servaient d’appareil en bois qui se haussaient ou se baissaient de manière à diriger la lumière du jour que leurs marchandises pour qu’elles paraissent plus belles. On appelait ces appareils des abattants ou abat-jour car ils abattaient, diminuaient le jour. Ces appareils furent réglementés en 1693 dans une déclaration du Roi car Mercier dans son tableau de Paris (tome 5 page 15) les décrit ainsi « Que de fripiers écrit-il, ayant des ressources mensongères pour en imposer à la crédulité du passant, qui entre et se laisse tromper par un abat-jour inventé pour cacher les défauts de l’habit qu’il marchande, on doit s’y attendre ».

Au 18ème siècle, en architecture, un abat-jour est une ouverture oblique dans un mur qui permet de donner de la lumière à un lieu qui ne peut en recevoir que par le haut. Il porte le nom de soupirail quand il s’agit d’une cave ou d’un sous-sol. Par extension, on nomme abat-jour un volet, une persienne, un auvent devant l’ouverture d’une habitation pour protéger du soleil. Les écrans de lumière deviennent des gardes vues. En 1762, une réclame les décrit ainsi : trois feuilles de papier blanc installés autour de la source lumineuse pour réfléchir la lumière sur l’ouvrage et vers le dehors pour ne pas fatiguer la vue. Apparaissent ensuite les lampes bouillotes : ce sont des lampes formées d’un abat-jour circulaire en tôle peinte et de deux bougies. On les plaçait sur une table servant à jouer à la bouillote d’où le nom, c’est le jeu de carte à la mode à l’époque, dans un trou central pour éclairer les joueurs.

Durant ce siècle, des améliorations considérables vont être apportées à la lampe à huile grâce à des hommes comme Argand, Quinquet, Carcel, qui vont permettre le développement des abat-jour. Ainsi, à cette époque, on trouve de nombreuses lampes à huile qu’on orne d’abat-jour en tissu. En 1820, la lampe Sinombre (en latin pas d’ombre) de Philips, en 1836, la lampe modérateur de Franchot où l’on peut régler la longueur de la mèche, ces améliorations vont entraîner une diminution du prix des lampes à huile et donc ainsi multiplier les abat-jour. En 1861, la lampe à pétrole arrive des Etats-Unis en France et l’abat-jour se plaçait sur la galerie de la lampe ajourée pour le passage de l’air et dans les suspensions le bas de l’abat-jour était souvent orné d’une jupe en tissu volanté. Puis, à la fin du siècle la lampe à gaz fait son apparition.

aurefletdutemps.com

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